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Elèves handicapés : l'Assemblée retouche les contrats des accompagnants

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi à l’Assemblée nationale vouloir doter les accompagnants d’élèves handicapés de contrats plus « stables », en leur proposant des CDD de trois ans renouvelables une fois puis convertibles en CDI.

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité dans la nuit de jeudi à vendredi un texte socialiste, profondément remanié, pour une meilleure inclusion des élèves handicapés, avec notamment une retouche sur les contrats des accompagnants jugée comme une « entourloupe » par des oppositions.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a fait voter une modification dans le recrutement des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), qui se verront proposer « des CDD de trois ans renouvelables une fois avec un CDI à la clé au bout de six ans ».

Actuellement, ils sont recrutés par contrat d’une durée maximale de trois ans, renouvelable dans la limite maximale de six ans selon la loi. Après six ans, la mission proposée doit être à durée indéterminée.

« Nous avons souhaité rompre avec une situation antérieure insatisfaisante parce qu’elle n’offrait pas une situation stable pour les accompagnants […] L’objectif, c’est de proposer aux AESH un contrat de travail beaucoup plus valorisant », a affirmé le ministre lors de l’examen de cette proposition de loi PS « pour une école vraiment inclusive », insérée dans une « niche parlementaire ».

« Dès la rentrée prochaine, nous ne recruterons plus d’auxiliaires de vie scolaire sous contrat unique d’insertion, autrement dit il n’y aura plus de contrats aidés », a poursuivi Jean-Michel Blanquer, qui défendra à partir du 11 février dans l’hémicycle un projet de loi plus large « pour une école de confiance ».

« On ne voit pas très bien où est la déprécarisation […] On est en pleine hypocrisie, tartufferie, en pleine trahison », a grincé la socialiste Laurence Dumont, estimant que le texte était « vidé de son sens ». Son rapporteur Christophe Bouillon (PS) proposait à l’origine « un recrutement direct des AESH en CDI », mesure supprimée en commission.

« Vous enfoncez des portes ouvertes […] En fait, vous transformez une précarité potentielle annuelle en précarité triennale. La petite entourloupe ne tiendra pas longtemps », a dénoncé Aurélien Pradié (LR), dont la proposition de loi sur le thème de l’inclusion des élèves handicapés avait été retoquée en octobre.

« D’un CDD d’1 an voire de 8 mois, on passe à un contrat de trois ans, c’est déjà un progrès », a souligné la marcheuse Cécile Rilhac, qui a obtenu notamment la désignation d’un ou plusieurs AESH référents dans chaque département. Ces derniers seront chargés de fournir à d’autres AESH un appui dans l’accompagnement des élèves.

L’une des autres principales mesures du texte PS, qui prévoyait de garantir l’affectation d’un accompagnant des élèves handicapés au plus tard 45 jours avant la rentrée scolaire, n’a pas été rétablie dans l’hémicycle. L’Assemblée a réécrit l’article en instaurant un entretien entre les parents de l’élève et l’accompagnant « au moment de (sa) prise de fonction ».

 

Par André RICCI, le 1er février 2019, consulté sur https://www.handicap-info.fr/eleves-handicapes-lassemblee-retouche-les-contrats-des-accompagnants/


Recommandation de bonne pratique Trouble du spectre de l'autisme - Haute Autorité de Santé


Webdocumentaire sur le repérage et le diagnostic précoce de l'autisme.

Extrait du webdocumentaire : Le repérage précoce de l'autisme, réalisé par Benjamin Laurent.

Vous pouvez suivre la réalisation de ce webdocumentaire en rejoignant la page Facebook : Le repérage précoce de l'autisme https://www.facebook.com/LesSignesPrecocesDeLAutisme/


Autisme et cerveau : remise en cause de la théorie dominante

La connectivité cérébrale à l'origine des troubles du spectre de l'autisme est peut-être très différente de ce qu'on pensait jusqu'alors selon une étude de neuro-imagerie qui remet en cause le modèle théorique dominant.

En tant que troubles du neuro-développement, l'autisme correspond, dans le cerveau, à une connectivité cérébrale atypique. Une organisation des réseaux de neurones de mieux en mieux observée grâce à la neuro-imagerie par IRM, qui a permis de faire émerger un modèle théorique dominant ces dernières années : les déficits dans le traitement de l'information et la relation aux autres chez les personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme (TSA) proviendraient, selon ce modèle, à la fois d'un défaut de connexions dites "longue distance" qui relient des neurones éloignés dans le cerveau, et d'une forte densité des connexions "courtes distance" entre des zones cérébrales adjacentes. Certains symptômes autistiques comme la tendance à se focaliser sur des détails et les difficultés à appréhender une situation dans son ensemble s'expliqueraient ainsi par cette "augmentation de la connectivité neuronale entre des zones cérébrales adjacentes", selon un communiqué du CEA Paris-Saclay. Mais le centre de recherche annonce la publication d'une étude dans la revue Brain qui vient totalement bouleverser ce modèle de la dysconnectivité.

De la connectivité cérébrale à la cognition sociale

L'équipe de chercheurs français (Inserm/Fondamental/NeuroSpin/APHP) à l'origine de ces nouveaux travaux, montre au contraire un déficit de connexions "courtes distances" chez certaines personnes atteintes de TSA. Une anomalie justement "corrélée au déficit de deux dimensions de la cognition sociale (les interactions sociales et l'empathie) chez les sujets présentant des TSA". L'étude opère ainsi un grand écart avec les observations précédentes, qui s'explique notamment par la technique utilisée pour examiner la connectivité cérébrale.

Les chercheurs ont exploité un atlas créé au centre de neuro-imagerie NeuroSpin du CEA Paris-Saclay et spécifiquement dédié à l'analyse de 63 connexions " courte distance ". A l'aide de cet outil innovant, les chercheurs ont ainsi pu tracer plus précisément les trajets des faisceaux de fibres nerveuses pour les représenter sous la forme d'un tractogramme (image de une). Résultat :  chez les personnes atteintes de TSA, 13 connexions "courte distance" présentaient un déficit de connectivité.

L'étude n'a porté que sur des adultes (18 à 55 ans) issus de la cohorte InFoR Autism dont l'objectif est de rassembler les données cliniques, biologiques et d'imagerie cérébrale afin d'étudier la stabilité et l'évolution des TSA. Si seules 27 personnes atteintes de TSA (et 31 sujets contrôle) ont été incluses dans l'étude, le résultat a de quoi étonner et appelle à poursuivre les travaux en ce sens. Pour le Pr Josselin Houenou, psychiatre qui a dirigé l'étude, l'écart entre ces nouveaux résultats et le modèle de la dysconnectivité s'explique car ce dernier "repose sur l'étude de populations pédiatriques hétérogènes, comprenant des enfants autistes d'âges variables et à la symptomatologie très variée, et sur des méthodes de neuroimagerie peu spécifiques ne permettant pas de mesurer avec fiabilité la connectivité ''courte distance''.

Mais ces résultats originaux doivent encore être confirmés, en particulier chez les enfants. Pour le chercheur, "si ces premières conclusions étaient confortées, cela permettrait d’envisager le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour les déficits de la cognition sociale. Par exemple, la stimulation magnétique transcrânienne pourrait être explorée car la connectivité cérébrale entre des zones adjacentes est localisée en superficie du cerveau."

 

Par Hugo Jalinière, le 25.11.2018, consulté sur https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/autisme-et-cerveau-remise-en-cause-de-la-theorie-dominante_129587#xtor=CS2-37-[Autisme%20et%20cerveau%20%3A%20remise%20en%20cause%20de%20la%20th%C3%A9orie%20dominante]


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